Méthode et profil

Onze ans à noter les offres des autres, ça laisse des convictions.

Ce qui change, concrètement, selon que vous publiez un marché ou que vous y répondez.

Deux lectures d'un même marché

Ce que ça change, de votre côté

Si vous répondez

Vous écrivez pour quelqu'un qui doit vous noter

Un mémoire technique n'est pas une plaquette commerciale : c'est une copie d'examen, lue par quelqu'un qui doit justifier sa note par écrit et la défendre si elle est contestée. Pendant onze ans, le fondateur a tenu cette place. Nous savons quelles formulations font perdre des points sans que personne ne vous le dise, quelles promesses inquiètent au lieu de rassurer, et quels engagements l'acheteur attend noir sur blanc pour pouvoir vous choisir sans se mettre en risque.

Les offres côté candidat
Si vous achetez

Vous ne recevrez jamais mieux que ce que vous avez demandé

La qualité des offres reçues est déterminée par le cahier des charges publié, pas par la sévérité de l'évaluation. Un critère qu'on ne peut pas mesurer sera contesté ou ignoré ; une exigence disproportionnée écarte les PME sans améliorer le résultat ; un régime de pénalités non opposable ne protège personne. C'est ce travail-là que nous venons faire avec vos équipes — avant publication, pas après.

Les offres côté acheteur
Sept principes par côté

Comment nous travaillons

Si vous répondez à un marché

  • On lit le cahier des charges comme l'évaluateur le lira. Critère par critère, pondération en main : ce qui rapporte des points passe avant ce que vous aimeriez dire.
  • On vous dit non quand il le faut. Si le marché n'est pas pour vous, le diagnostic le dit, et vous gardez votre temps et votre budget de réponse.
  • Chaque paragraphe du mémoire doit rapporter des points. Ce qui ne répond à aucun critère sort du mémoire, même si c'est vrai et flatteur.
  • Des preuves, pas des adjectifs. Chiffres, références, méthodes vérifiables : un évaluateur ne peut pas noter « réactif » ou « de qualité ».
  • Le prix se prépare comme s'il devait être justifié. Chaque poste doit pouvoir s'expliquer par écrit, avant qu'on vous le demande.
  • Perdre doit servir. Chaque échec analysé devient une règle pour la prochaine offre, plutôt qu'une déception de plus.
  • Vous restez l'auteur de votre offre. Nous écrivons avec vos équipes et vos références ; rien n'est promis en votre nom que vous ne pouvez pas tenir.

Si vous publiez un marché

  • La valeur se crée avant l'ouverture des offres. Définition du besoin, allotissement, critères et pondération, régime de pénalités : en marché public, on n'a qu'un seul coup.
  • Un cahier des charges se juge à la lecture des offres. Il est bon si l'on peut les comparer sans avoir à interpréter. Tout le reste en découle.
  • Le besoin se comprend sur le terrain. Nous allons sur site et nous écrivons avec vos utilisateurs ce que l'achat doit produire, pas la solution technique.
  • Chaque exigence doit se justifier. Une condition qui écarte les PME sans améliorer le résultat n'a rien à faire dans le cahier des charges.
  • Les pénalités se chiffrent et se notent. Nous faisons chiffrer aux soumissionnaires les pénalités qu'ils acceptent, au-delà d'un plancher : leur confiance dans leur propre qualité, mise au prix.
  • Une économie se mesure sur la dépense réelle. Nous la calculons sur la dépense historique constatée, jamais sur l'offre de départ : une remise sur un prix initial ne prouve rien.
  • Une décision se motive en phrases, pas en points. Le rapport d'attribution est écrit pour être relu par un soumissionnaire écarté, et tenir s'il est contesté.

Vos documents restent confidentiels. Rien n'est réutilisé ni cité, même anonymisé, sans votre accord écrit.

Sur un même marché, nous conseillons l'acheteur ou un candidat, jamais les deux (la règle complète).

Côté acheteur · quatre étapes

Acheter ce que vous ne connaissez pas

Un logiciel métier, une installation technique, une prestation spécialisée : c'est quand on ne maîtrise pas le sujet qu'on recopie le plus, la fiche d'un fournisseur ou le cahier des charges d'un autre acheteur. Notre approche part de l'inverse. Pour écrire un bon cahier des charges, vous n'avez pas besoin de connaître la technique ; vous avez besoin de savoir ce que vous voulez obtenir, et qui interroger, dans quel ordre.

  1. Le besoin en résultats, pas en solutions

    Avec vos utilisateurs, nous écrivons ce que l'achat doit produire : quoi, pour qui, combien, en combien de temps, et comment vous le vérifierez à la réception. Chaque exigence doit couvrir un risque réel ; la technique vient après, et c'est souvent aux soumissionnaires de la proposer.

    Décrire le résultat, pas la solution · Le besoin avant le cahier des charges

  2. Interroger dans le bon ordre

    D'abord deux ou trois acheteurs publics qui ont déjà passé ce marché : leurs documents, leurs difficultés, leurs prix réels. Ensuite un expert indépendant si nécessaire, dont on règle la question du conflit d'intérêts dès son engagement. Enfin plusieurs fournisseurs, avec les mêmes questions écrites et une trace de chaque échange.

    Trois sources d'avis · Un expert pour rédiger · Consulter le marché

  3. La procédure qui correspond à ce que vous savez

    Si la solution peut être décrite, une procédure classique, en exigences de performance. Si elle ne peut pas l'être avec assez de précision, la négociation ou le dialogue compétitif, dans les cas que la loi prévoit. Si le besoin est courant, peut-être une centrale d'achat qui a déjà fait le travail.

    Négocier ou dialoguer · Passer par une centrale d'achat

  4. Laisser le marché proposer, puis relire en évaluateur

    Des variantes sur les points où vous doutez, avec des exigences minimales mesurables et des critères qui notent une variante comme une offre de base. Puis une relecture avec une seule question : à la lecture des offres, pourrez-vous les comparer sans avoir à interpréter ?

    Autoriser des variantes · Le coût du cycle de vie

Ce travail se fait avec vos équipes, en renfort de mission, ou, si votre projet est déjà écrit, par un audit express avant publication.

Les offres côté acheteur
Quatre temps

Comment se passe une mission

  1. Vous écrivez

    Par email, avec votre besoin en deux lignes et l'échéance s'il y en a une. Réponse sous deux jours ouvrés.

  2. Un premier échange de trente minutes

    En visio, gratuit et sans engagement. On regarde votre dossier, et nous vous disons ce que nous en pensons — y compris « vous n'avez pas besoin de nous ».

  3. Un prix avant tout travail

    Prix fixe pour le Diagnostic Flash et le Debrief. Devis sous 48 h après réception du cahier des charges pour un mémoire technique, sous 24 h ouvrables pour un audit de cahier des charges ; sur devis pour un consortium. Rien ne commence sans votre accord écrit.

  4. Un livrable écrit

    Compte-rendu d'une à deux pages après un Diagnostic, analyse écrite après un Debrief, relecture commentée d'un cahier des charges, mémoire rédigé critère par critère. Le délai est fixé dans le devis, pas promis à l'avance.

Premier échange · 30 minutes

Parlons d'un dossier précis

Trente minutes suffisent pour savoir si nous avons quelque chose d'utile à vous apporter — et pour vous le dire si ce n'est pas le cas.

Écrivez-nous dans votre langue : français, néerlandais, anglais, espagnol ou italien.